Archives pour l'étiquette pédagogie

par auteurs

Anita Ahunon
imageAnita
La cavale des mots (Dialogue 139)
L’atelier et la transmission de l’oeuvre poétique, à la rencontre de deux poètes : Rimbaud et Vallejo (Dialogue 136)
Dans ma tête le défi « Tous capables », Dans mes bagages, l’envie de les accompagner sur le sentier de la liberté (Dialogue 109)
« La poésie m’aura sauvé du pire…» (Dialogue 117)
On est toujours la route pour quelqu’un (Dialogue 118)

Dominique Barberet-Grandière
imageDomiiquePierre Colin nous a quitté, Dominique Barberet Grandière (Cahiers de Poèmes 73)
L’invention de l’atelier, métaphore de la création
 (le pouvoir d’écrire)

Evaluer l’écriture (Le pouvoir d’écrire)
INTIMITE DU POLITIQUE. L’atelier « exo-biographique » (Dialogue 93)
La langue de l’autre (Dialogue 88)

Yves Béal (Voir aussi le site de Soleils et cendre)
imagebeal2Ecrire. Ecrire ensemble pour vivre ensemble (Dialogue 156)
De la page blanche à la scène
 (Dia HS)

Provisions pour l’hiver (Dialogue HS)
Regard croisé sur un atelier d’écriture au collège (Dialogue 123)
Charivari poétique (Dialogue 118)
Activités pour s’initier au monde de l’écrit (Dialogue 115-116)
Ordre de poétisation général (Le pouvoir d’écrire)
Et nous délivrerons les mots. (Dialogue 85)
Ton nom c’est ton destin (Dialogue 80)

Colette Charlet
imagecoletteQuand les mots déménagent (Le pouvoir d’écrire)
A la rencontre de Marô BARBIERI, écrivain, poète, conteuse, animatrice d’ateliers (Dialogue 121)
La lettre, atelier alphabet (réconcilier poésie et pédagogie)
Atelier d’écriture et construction du sujet (Le pouvoir d’écrire)
Les orientations de l’atelier d’écriture (Le pouvoir d’écrire)

Pierre Colin (voir aussi le site des ateliers Thotem.)
imageColinLettre ouverte à quelqu’un qui n’écrit pas!
L’homme de l’an de l’autre (Dialogue 57)
Un savoir en dérangement (Dialogue 60)
Une salve contre l’habitude, Créer c’est jouer avec les contraintes (Dialogue 62)
L’égalité est ue idée neuve pour toujours ! (Dialogue 63)
Mythécriture, réenchanter le monde (Dialogue 64)
Poésie, feu rebelle (Dialogue 67)
Science et langue : »la meute chasseresse du poète »… (Dialogue 70)
L’homme se faisant, langue, sujet, concept (Dialogue 73)
Le pourquoi du désir, interculturalité, contes, mythes… (Dialogue 78)
savoir c’est créer, créer c’est apprendre (Dialogue 80)
« cahiers de poèmes » Imagine-toi la langue… (Dial 80)
Muthos : retour à la pensée, une pratique d’interculturalité en éducation (Dia 87)
Les ateliers d’écriture (Dialogue 88)
L’Odyssée de l’Ecriture (Dialogue 90)
Ecrire La Posture de l’Animateur (Dialogue 90)
Dialogues sur la création (Dialogue 90)
L’EVALUATION EN POESIE Enjeux Educatifs – Enjeux de société (Dialogue 92)
Poétique de l’hérésie
La « poésie » est inadmissible
culture(s) et barbarie(s) La nouvelle Alliance (Dial 104)
La création de soi, « l’argonaute s’appelle personne » (Dialogue 111)
Le fabulaire du lectorant, la lecture est une oeuvre d’art (Dialogue 115)
La guerre des imaginaires (Dialogue 117)
Poétique et cybermondes, quand la poésie déménage (Dialogue 131)
Quelles pratiques pour une autre école ? Ateliers d’écriture (Réconcilier poésie et pédagogie)
Atelier de lecture  (Réconcilier poésie et pédagogie)
Moi, le nombrant (Réconcilier poésie et pédagogie)
Mytécriture (Réconcilier poésie et pédagogie)
le corps brûlant de milliards de fêtes (Réconcilier poésie et pédagogie)
La métaphore (Réconcilier poésie et pédagogie)
La fête du signifiant (Le pouvoir d’écrire)
Ecriture et projet (Le pouvoir d’écrire)
Le temps d’écrire (Le pouvoir d’écrire)
Ode à la joie (Le pouvoir d’écrire)
Pour le plaisir d’écrire (Le pouvoir d’écrire)
Egalité, une pédagogie de l’imaginaire (Le pouvoir d’écrire)
désir d’écrire, écriture du désir (Le pouvoir d’écrire)
L’auto-portrait (L’hôte au portrait) (Le pouvoir d’écrire)
Ecrire (Le pouvoir d’écrire)

Michel Cosem
imagecosemAtelier de poésie à partir du texte de Michel Cosem, Réconcilier poésie et pédagogie, 1991
La poésie à l’école, Réconcilier poésie et pédagogie, 1991
Débat avec Michel Cosem l’atelier d’écriture, le pouvoir d’écrire
Une langue en travail, Dialogue 37 Michel Cosem

Patricia Cros
 imagePatriciaCorps mouvant, corps écrivant (Cahiers de Poèmes 73)
Métaphore en maternelle (Dialogue 154)
Qu’est ce qui dans l’Oeuvre, met le sujet à l’œuvre ? (Dialogue 156)

 

Michel Ducom
ImageDucom1Le développement des ateliers d’écriture (Dialogue 137)
Relevons la tête

Les ateliers d’écriture naissent politiques
Rôle de l’animateur
Travailler l’étonnement
Processus de création
Pensée et création
Nouvelle politique publique
Félix Castan a ouvert d’immenses chantiers (Dialogue 99)
La poésie a deux visages (dialogue 117)
Engagement et Atelier d’écriture (Dialogue 95)
Les ateliers et l’imaginaire : mises au point et cartes sur tables ! (Dialogue 90)
Quelles pratiques pour une autre école ? Ateliers d’écriture (réconcilier poésie et pédagogie)
L’erreur dans l’écrit : la rature ou le sujet de l’erreur (Réconcilier poésie et pédagogie)
Mythes et transformation du monde (Le pouvoir d’écrire)
Les mythes (cahier de poèmes 54)
De l’imaginaire et du rêve (le pouvoir d’écrire)
Dessins de marge (le pouvoir d’écrire)
L’écriture est une forme de la pensée
Le pouvoir d’écrire (le pouvoir d’écrire)
Des marches aux seuils de l’atelier (Dialogue 37)
Veillée d’armes (Dialogue 37)

Interviews de Bernard Lubat par Michel Ducom
Je me travaille à la liberté ! (Dialogue 118)
cultivatures et créactions (Dialogue 104)
Engager la mémoire en marche, la pédagogie et la création (Dialogue 95)
L’autre est civilisateur (Dialogue 80)

Stéphanie Fouquet
imageStéphanieMémoire de Master 2, UPEC
De la transformée de Laplace à l’atelier d’écriture

Atelier de mise en voix
 (Dialogue 156)
Le corps, l’écrit, ça n’allait pas de soi
 (Cahiers de Po 73)

Chantier Mot & Sique, (Cahiers de Poèmes 73)
Interview d’Eric Baudet (Cahiers de Poèmes 73)
Ateliers d’écriture dans le cadre de regroupements d’adaptation (Dialogue 148)
Passer au crible ou décrypter l’écrit (Dialogue HS)
Travailler l’imaginaire en famille ? Quand les ateliers d’écriture du GFEN, rencontrent la CSF !  (Dialogue 146)

Annie Gleyroux
imageannieQui écrit l’histoire ? (Dialogue 109)
Poésie, baroque et liberté (Dialogue 117)
La langue du sujet : un enjeu collectif (Dialogue 124)

 


Christine Jeansous

imagechristineAtelier de création poétique A propos de l’acte d’écrire (Dialogue HS)
Écrire ses pratiques, un pouvoir d’action sur le réel à démultiplier (Dialogue 139)
A la rencontre d’un poète : Pierre Colin. Ecriture, lecture en CM2 (Dialogue 132)
Langue(s), un bien partagé ? (Dialogue 124)
Culture, civique, éthique, politique exemples d’actions culturelles (Dialogue 104)

Sylviane Maillet
Écriture – culture – aventure, Dialogue 145
Atelier ardoise et carton, aide ou coopération ?, Dialogue 135
Photocopie du quotidien, Dialogue 134
Petit théâtre d’objets, Dialogue 132
Rencontre avec les mots des autres, Dialogue 90
Les techniques : enfin une solution à vos problèmes d’écriture !, Les ateliers d’écriture, le pouvoir d’écrire.

Méryl Marchetti
image_MerylUn effet imprévu des TAP (Cahiers de poèmes 73)
5 proportions de l’improvisation (Cahiers de Po. 73)
Edito, Méryl Marchetti (Cahier de poèmes 73)
J’aime pas l’odeur du calfat, j’aime lire les hors-sujet (Dialogue 115)
Ateliers d’écriture : beaucoup de choses à se contre-dire (Dialogue 117)
Ce livre qui n’existe pas (Dialogue 156)
Vers l’atelier mutantiste (Dialogue 153)
La création n’est pas la cerise sur le gâteau (Lettre d’information aux adhérents du GFEN)
Intervention sur France culture

 

Josette Marty
imageJosetteNotes de lecture, poèmes de Michel Lac (Cahiers et Poèmes 73)
Ouverture vers l’orient (Dialogue 137)
L’atelier et la transmission de l’oeuvre poétique, à la rencontre de deux poètes : Rimbaud et Vallejo (Dia 136)
Petite méditation sur nos babels intérieures Où les sujets sont-ils trahis ? (Dialogue 124)
Atelier d’écriture et démarche d’auto-socio-construction, Quelles proximités ? (Dialogue 120)
Petite adresse à (Dialogue 117)
Ecrits pour de jeunes poètes (Dialogue 117)
L’atelier d’écriture, lieu de rupture pour le sujet écrivant (Le pouvoir d’écrire)
Atelier d’écriture et construction du sujet,  (Le pouvoir d’écrire)
La narrativité : dire le monde pour le savoir (Dialogue 109)
Au commencement du tous capables dans l’écriture (Dialogue 109)
Le rap et la rime, un aperçu d’atelier (Dialogue 104)
L’infatigable voyageur (Dialogue 102)
Lire les brouillons d’enfants (Dialogue 96)
ENGAGÉE EN LITTÉRATURE…(Dialogue 95)
Déplier les signes, renouer le sens : la création comme travail du sujet (Dia 84)

Odette et Michel Neumayer
ImageNeumayer
Entre papier et internet (Dialogue 137)
Le système monde côté coeur, les apports de l’imaginaire (Dialogue 133)

La dialectique du centre et de la marge. Dans les parages d’Alechinsky (Dialgie HS)
Les ateliers de création dans les dispositifs d’accompagnement à la scolarité : un luxe ? Un loisir ? Une nécessité ?
 (Dialogue 126)
CONSTITUER LE POINT DE VUE DU TRAVAIL, UN ENJEU MAJEUR (Dia 124)
En quoi la poésie nous aide-t-elle à vivre ? Eloge de la récitation (Dialogue 117)
ATELIER « COSMOGONIES » (Dialogue 114)
La citoyenneté au féminin
 (Dia 109)
ATELIER « LES MOTS GARDENT LA MÉMOIRE » (Dialogue 107)
« CHAOS-MONDE » Une écriture et une réflexion dans les parages d’Edouard Glissant (Dialogue 98)
LE CONTE HYPERTEXTE (Dialogue 98)
Dix ans en Filigranes (Dialogue 80)
Poétique de la fabrication
A propos du fragment
L’atelier comme fiction  (Réconcilier poésie et pédagogie)
Traduire la langue des rêves  (Réconcilier poésie et pédagogie)

Ecrire dans les parages du texte, O et M Neumayer (Le pouvoir d’écrire)
Le mentir vrai, O et M Neumayer  (Le pouvoir d’écrire)
Sindbad le marin, O M Neumayer (Le pouvoir d’écrire)

Michel Perrin
imagePerrin« Ça parle dans ma tête, ça écrit dans ta main… », Dialogue 90
Mythes et créations enfantine, Réconcilier poésie et pédagogie, 1991
Mythes, rêves et création picturale, Dialogue 80
Atelier « Molas » avec Michel Perrin, Rêve, Mythe, Rite et Création, Dialogue 80

 

Odette Toulet
Variations en anamorphoses, Dialogue 117
De Fin’Amors aux leys d’Amors L’émergence de la culture au sein d’une société dominante, Dialogue 104
Ecrire, comme on part en voyage…, Dialogue 95
L’acte d’écrire, Dialogue 64
Un livre pour quoi faire, Un livre pour quoi faire, Odette Anna Toulet
Ecrire est un acte L’atelier d’écriture, le pouvoir d’écrire

Ecrire l’écart L’atelier d’écriture, le pouvoir d’écrire

Henri Tramoy (Voir aussi le site de Soleils et cendre)
imageHenriEcrire, lire, éditer la « poésie » : une pratique contre l’accusation d’élitisme hermétique,(Dialogue 117)
ATELIER D’ÉCRITURE : SAVOIR ANIMER SE TRANSMET-IL ? (Dialogue 89)
soleils et cendre, une pratique de revue (Dialogue 80)

Partis-pris

Ils émergent, au fur et à mesure des écrits. Ils s’opposent à l’idéologie des dons. Ils sont ceux de l’Education Nouvelle. Tous Capables, Tous chercheurs, Tous créateurs. 

Tous capables, Point de vue d’Yves Béal

Michel Ducom (Lire l’article « Le pouvoir d’écrire » )
L’Atelier défend l’idée du « Tous Créateurs » et en crée les conditions pratiques. Encore faut-il apprendre à accepter cette formidable rupture idéologique. […]II n’est pas étonnant que soient apparues autour du travail du Secteur Poésie Écriture du GFEN, un nombre important de revues d’écriture contemporaine. Mais ce phénomène important du point de vue de l’écriture en France ne saurait constituer la finalité réelle des Ateliers: il s’agit de généraliser un processus révolutionnaire qui est la prise de pouvoir de TOUS dans le champ la pensée écrite et dans celui de la création, jusque là domaines réservés des mandarins ou des hobereaux jaloux de leur pouvoir étroit. (in « l’atelier d’écriture, le pouvoir d’écrire », 1993)

Pierre Colin (Lire l’article « l’égalité, une pédagogie de l’imaginaire » )
L’égalité est un parti-pris philosophique. Un amont à toute pratique de mise en recherche, de mise en création. Tout disant est l’égal de l’autre. Seul un tel renversement de regard, ce « faire de l’autre mon égal, fera qu’il devient », pour paraphraser la célèbre interpellation de Rousseau. Il s’ agit moins d’être savant ou créateur et de transmettre des connaissances ou des livres -clef en ·main- des appareillages d’invention dans le domaine des pratiques signifiantes couvrant le champ de la création, que de se situer du côté de l’invention de l’homme par l’homme, en sachant que cet invérifiable, ce postulat, ce para-rationnel, (cette parole-action de la « geste » mythique ?) peut seule rendre réelle l’égalité de fait comme projet immédiat et concret.
La question des appareillages est seconde par rapport aàun tel pari philosophique, qui est en réalité une certitude anthropologique quant au développement de l’espèce humaine comme en témoignent les recherches actuelles sur l’origine des mythes et du sacré. (in « l’atelier d’écriture, le pouvoir d’écrire », 1993)

Pierre Colin (Lire l’article « Etudier la langue, c’est étudier l’homme »)
Pour l’éducation nouvelle, la question centrale, c’est celle de la création de la pensée dans son rapport à la démocratie. Comment développer l’aptitude à créer de la pensée en même temps que se développe une autre citoyenneté ? La question du temps de cette émergence du concept est aussi à prendre en compte : nos lieux d’invention ne sont-ils pas trop dépendants de l’oralité ? N’y aurait-il pas à inventer des ateliers d’invention de la pensée ? (in « l’atelier d’écriture, le pouvoir d’écrire », 1993)

L’égalité est une idée neuve pour toujours ! (Dialogue 63 Pierre Colin)
Ce texte fondamental (Odette Bassis, les paradoxes de la démarche) est une invitation à créer des situations paradoxales qui fassent de l’apprenant l’inventeur de savoirs construits dialectiquement à travers un jeu subtil de contradictions dynamiques. et c’est un tel dispositif qui sous-tend l’exploration centrée sur « les paradoxes de l’égalité » qui se trouve au centre de l’atelier d’écriture qui suit.

Au commencement du tous capables dans l’écriture (Dialogue 109 Josette Marty Minière)
Faudrait-il laisser aux sciences le repérage de leurs ruptures épistémologiques qui ont révolutionné leurs champs de recherche et d’investigation, transformé leurs paramètres, créé d’autres univers mentaux, et continuer à maintenir le champ de l’écriture dans des discours qui ne se référeraient pas à des univers philosophiques, à des idéologies, à des ruptures épistémologiques ?

Animer un atelier

Animer un atelier, il ne faut pas attendre de savoir le faire pour se lancer ! Au troisième atelier vécu, osez,  vous verrez !
Pour animer un atelier il n’y a pas besoin d’être auteur, il suffit d’être traversé par les questions de l’écriture. Lancez-vous, trompez-vous ! Car les erreurs sont de magnifiques tremplins de création.  Les participants s’empareront alors de vos idées, et les transformeront pour, à leur tour, animer un atelier…

Points de vue  d’Yves Béal

Dominique Grandière, (lire l’article « l’invention de l’atelier, métaphore de la création » )
Dans le temps de l’atelier consacré à l’écriture, l’animateur n’a à connaître que des productions des participants. Leurs défaillances, leur angoisse, leur plaisir ne le regardent pas. Ces petits incendies hors-texte qui peuvent parfois s’allumer en cours d’atelier, ne sont pas les objets de l’animation.
Une telle déclaration peut sembler une énormité dans un texte qui prend le parti d’éclairer l’atelier sous l’angle du sujet de la création. Précisément. C’est que la personne et le sujet, de l’écriture ou plus largement de la création, ce n’est pas la même chose. Je dirai presque que l’activité de l’une exclut le travail de l’autre.
Animer, donc, c’est d’abord échapper à la triple tentation du discours, de l’explication et de l’aide.Il ne reste à l’animateur pas grand chose à faire. S’occuper du temps, s’occuper des textes.

C.Rousset – Colette Charlet – Josette Minière  (Lire l’article « les orientations de l’atelier d’écriture » )
Le risque à éviter est que les participants mettent l’animateur en position de maître ou s’enferment dans le confort de l’atelier. (in « l’atelier d’écriture, le pouvoir d’écrire », 1993)

Michel Ducom (Lire l’article « Le pouvoir d’écrire » )
II me faut mettre l’écriture au centre de ce qui se passe dans l’Atelier afin que chaque participant puisse être en recherche, animateur compris. C’est de cette égalité de statut de chercheur que doit naître une commune volonté de libérer sa pensée dans l’écriture, en dehors de l’Atelier lui-même. Un Atelier n’atteint vraiment son but que si les gens reprennent pour eux-mêmes la bataille et le plaisir de l’écriture.
Les obstacles à lever sont cependant innombrables. II faut décider de côtoyer l’imaginaire, de heurter de front la terrible sentence « Je ne maîtrise pas, donc je ne fais pas » et la transformer en « Je ne maîtrise pas, donc je fais. J’ose. Avec les autres, certes. Mais JE fais. J’accepte d’être dans ce rapport de maîtrise non-inscrite qui préside à tout acte de création ou de construction de savoir ». (in « l’atelier d’écriture, le pouvoir d’écrire », 1993)

Michel Ducom, (lire l’article « L’animateur d’atelier d’écriture doit s’assumer créateur » 2008)
L’animateur doit permettre au plus grand nombre d’accéder à une pratique d’écriture autre que celle qu’il connaît, viser une réussite à 100% dans la production écrite dans l’atelier. Mais il doit aussi être un créateur, un inventeur d’atelier, et capable de modifier en cours de route ou de « tenir le cap ». Son comportement est celui d’un metteur en scène de la situation d’écriture. Il doit veiller au groupe et aux individus, même pendant les temps d’écriture où lui-même écrit.
Patience et ouverture aux autres, capacité de s’étonner, rigueur, capacité de gérer les conflits d’idées sans blesser les personnes sont nécessaires pour favoriser les débats et rencontres « transversales », les conflits d’idées et d’écriture entre participants et aller le plus loin possible dans leur règlement (pacifique…).
Mais il est indispensable d’animer l’atelier sur un terrain exclusivement création, en aucune façon sur un terrain thérapeutique ou psy. S’il y a effets thérapeutiques ou psychologiques il faudra les confronter aux enjeux de création et aux buts de l’atelier et rappeler l’objectif de l’atelier et de l’animateur: élucider des processus de création, permettre à tous d’en faire l’expérience.

Ateliers d’écriture : beaucoup de choses à se contre-dire (Dialogue 117 Méryl Marchetti)
L’animateur n’est pas un passeur, il ne transmet pas L’animateur d’atelier d’écriture n’a ni fonction d’érudit ni fonction de passeur. Il n’est pas un écrivain qui vient transmettre ses savoirs : ce serait imposer sa poétique, son travail, non partager un fonds commun. Fonds commun auquel chacun dans la communauté pourrait puiser et donc déplacer au passage les os. Désorienter le bonhomme et avec ses pas déplacer la gravité terrestre. Non. L’animateur par l’atelier d’écriture permet aux sujets comme aux collectifs de créer une forme discursive problématique : leur propre poétique.

Odette Toulet (lire l’article « Un livre pour quoi faire » )
« Et pour ces ateliers quels animateurs ?
– des distributeurs de consignes ?
– des concepteurs de problématiques ?
– des gardiens de dispositifs ?
– des artistes sur la brèche de ce qui peut surgir en cours d’atelier ?
L’animateur et ce qui affleure ou déborde des zones souterraines. Il est bien connu que la poésie fait appel aux même processus que ceux du rêve, des mots d’esprit. Comment se situe l’animateur face à cela ? Quelles sont ses balises, ce qu’il croit devoir penser pour de bon ? Le dispositif ? Le projet ? » (in « l’atelier d’écriture, le pouvoir d’écrire », 1993)

Dominique Grandière  (Lire l’article « Evaluer l’écriture ? quel gag ! Disons… l’évoluer » )
S’il n’est pas nécessaire d’avoir vécu tel ou tel atelier pour s’en servir, il est sans doute très nécessaire d’en avoir vécu-je dirai de s’y être livré, pour se construire une véritable pratique d’animation. C’est à dire une pratique dégagée de la mécanique des consignes, libérée des repères concrets qu’elle se donne à priori comme garde fou du trac, suffisament libre d’elle-même pour se consacrer toute entière au réel de l’atelier, les gens et les textes.  (in « l’atelier d’écriture, le pouvoir d’écrire », 1993)

Henri Tramoy ATELIER D’ÉCRITURE : SAVOIR ANIMER SE TRANSMET-IL ?
Pouvoir de penser : dans la langue et outre-langue. Que le lecteur m’entende ! Veuille bien me suivre où je méandre, entre théorie et fiction. Où ma parole se veut mêlante (non moutonnière), mêlante parce que les théories peuvent aussi bien virer à l’aigre, au pâle consensus, si elles ne s’offrent en acte. (Dialogue 89)

Ecrire, lire, éditer la « poésie » : une pratique contre l’accusation d’élitisme hermétique (Dialogue 117 Henri Tramoy)
Qui vit son premier atelier d’écriture, si et seulement si celui-ci est émancipateur, peut rapidement l’animer à son tour, pour d’autres : il s’y construit une pratique d’écriture, il s’y construit une connaissance des dessous-des-cartes de l’écriture, il s’y construit une compétence de lecteur des textes des autres.

Du vécu à l’animation de l’atelier d’écriture ou la gestion de la prise de risque dans l’atelier (Dialogue 90 Serge Tadier)
Ecrire engage la personne et l’expose à des risques. L’atelier d’écriture travaille particulièrement cette dimension du risque qui semble être un moteur au désir d’écrire. Chaque étape de l’atelier est traversée par ce défi aux processus complexes et variés. En nous appuyant sur l’expérience des ateliers menés dans l’Yonne depuis quelques années, nous tenterons de saisir quelques moments où semble se jouer cette question : l’écriture effervescente ; l’affichage et le pillage ; le masquage et la réécriture. Enfin nous esquisserons le concept de cadre et interrogerons ce qui se passe dans la socialisation hors de l’atelier pour aborder l’idée d’une formation alternant vécu d’atelier et animations à l’extérieur. Deux témoignages de personnes ayant franchi le pas de l’animation auprès d’adultes illustreront ce propos.

Un atelier d’écriture ?

Comment dire ce qu’est un atelier d’écriture, comment le mettre en mot pour ceux qui ne l’ont pas vécu ? Comment partager cette aventure ? Nous pouvons y mettre des mots, des images, des textes issus d’ateliers… Rien ne vaudra l’expérience intime et collective.

Ecrire, pour Yves Béal

 

C.Rousset – Colette Charlet – Josette Minière – G. Desmée – M.F. Pardillos.  (lire l’article « les orientations de l’atelier d’écriture » )
L’atelier d’écriture, est un lieu de désaliénation, de construction de pouvoirs et de savoirs. De par la conduite des animateurs et le dispositif des consignes, l’atelier casse les rapports de subjugation
– aux modèles dominants de l’écriture,
– aux représentations de l’image de l’écrivain, celui-ci devient un travailleur des mots dont on s’approprie les problématiques.
– au maître : les animateurs s’interdisent tout jugement de valeur, toute remarque personnelle, parce que le dispositif est pensé, conçu pour que chaque participant prenne pouvoir sur lui-même et investisse selon son expérience, son imaginaire, sa langue.
Pour nous, l’atelier est la forme éphémère où chacun prend les savoirs qu’il s’y construit en fonction de son cheminement pour assumer, s’il le désire, un projet personnel: des projets d’écriture peuvent naître ou tout autre appropriation diversifiée (autre rapport à l’écrit, au livre, à soi-même, dans un rapport désaliéné à la langue). (in « l’atelier d’écriture, le pouvoir d’écrire », 1993)

Dominique Grandière (lire l’article « évaluer l’écriture » )
Les ateliers n’ont pas pour fonction d’apprendre aux participants à produire des textes comme les surréalistes ou toute autre  »école » littéraire. Ils n’induisent à proprement parler aucune forme d’écriture, parce que comme toute démarche du GFEN, ils n’ont pas pour but de  »former » ceux qui y participent, mais de leur ouvrir un champ d’investigation entièrement fondé sur leur propre activité de production au cour de l’atelier. (in « l’atelier d’écriture, le pouvoir d’écrire », 1993 )

Michel Ducom (lire l’article « Le pouvoir d’écrire » )
L’atelier est un ensemble construit, élaboré, destiné à ce que chaque participant se réapproprie pour un temps donné l’acte d’écrire […] En tant que dispositif didactique, il est donc bien une béquille à l’acte d’écrire, déclencheur indispensable, mais béquille quand même, de la même nature que la moindre consigne que se donne un écrivain, pour en général l’abandonner ou la remplacer assez vite. […]Il est donc dangereux par son dispositif […] Pour assurer son rôle et ne pas empêcher ce qu’il se propose de mettre en œuvre, il doit porter en lui-même la mise en cause radicale de son propre dispositif. (in « l’atelier d’écriture, le pouvoir d’écrire », 1993)

Pierre Colin (lire l’article « L’égalité, une pédagogie de l’imaginaire » )
Les ateliers d’écriture sont des démarches. Ils procèdent par déconstruction-reconstruction permanente. Jusqu’à ce qu’un principe organisationnel se fasse jour pour l’écrivant, donnant des pistes pour mettre en mots l’imaginaire.
Un atelier est donc un ensemble de consignes constituées en système de contraintes libératoires permettant des cheminements libres dans un corps à corps avec la matière rebelle de la langue. (in « l’atelier d’écriture, le pouvoir d’écrire », 1993)

Quelques idées reçues sur l’atelier d’écriture (Dialogue 108 Sylvie Cordesse Marot)
L’objectif de cet article est de donner à des collègues les moyens de transposer ces dispositifs à leur contexte d’enseignement et de créer leurs propres consignes à travers : une analyse d’ateliers d’écriture, une réponse à quelques idées reçues sur l’atelier d’écriture, la publication d’un dispositif inédit.

Ateliers d’écriture : beaucoup de choses à se contre-dire (Dialogue 117 Méryl Marchetti)
Pour comprendre la fonction de l’animateur il faut comprendre la forme artistique qu’il pratique, l’atelier d’écriture, et ce qu’elle fait à ses participants. L’atelier d’écriture est d’abord une forme qui fixe une molécule d’œuvres : les textes produits, la chorégraphie des participants dans la salle, des interventions plastiques parfois, I’animation, le descriptif de l’atelier (genre à part entière) etc… Mais forme fixe : 1) phase d’induction (objets ou textes inducteurs lancés comme un réel contre les désirs et représentations des participants) 2) phase d’écriture (réorganisation de mon et de ton texte, je te-tu me déplaces-s t-mes représentations et créons de nouvelles formes) 3) mise en commun (mon texte sous le regard de 1’autre, ton texte sous mon regard), bref édition 4) débat (pourquoi mon texte fait cet effet, quelles structures j’ai créées qui impliquent cette sensationsens…)

Engagement et Atelier d’écriture (Dialogue 95 Michel Ducom)
Aujourd’hui, les ateliers d’écriture engagent des milliers d’adultes, demain des millions de jeunes dans l’écriture, et c’est à partir de cet engagement nécessaire que leur responsabilité sociale, politique, littéraire, hominisante s’affirmera. Nous serons sortis d’une période où des élites romanesques et poétiques s’engageaient pour les autres, ou ne s’engageaient pas, et de quels bords ! dans un élan délégataire touchant ou navrant selon les points de vue, pour enfin arriver dans un siècle où chacun pourra s’engager dans l’écriture avec et contre les autres, dans un débat écrit et enrichissant pour la démocratie !

L’atelier d’écriture, le pouvoir d’écrire

1993_couverture

Ecrire, Pierre Colin
Le pouvoir d’écrire, Michel Ducom

I L’atelier d’écriture
Un livre pour quoi faire, Odette Anna Toulet
Quelques ateliers, GFEN Bordeaux
A vos plumes, Michèle Chedemois
Atelier fruits, Michel Neumayer Odette Zummo Neumayer
Auto Portait l’hôte au portrait, Pierre Colin
Alice au pays des merveilles, GFEN Hautes Pyrénées
Atelier plaquette, Odette Anna Toulet
Désir d’écrire, Ecriture du désir, Pierre Colin


II Pratiques et valeurs, quels partis pris ?
L’égalité une pédagogie de l’imaginaire, Pierre Colin
Fruits et oiseaux des magies, ateliers avec Michel Cosem
Pour le plaisir d’écrire (ateliers), Pierre Colin

Atelier Kafka, Michel Neumayer, Odette Zummo
Quand les mots déménagent, Colette Charlet
Atelier à partir d’une expo de livres, GFEN hautes Pyrénées
Ordre de poétisation général, GFEN Rhône Alpes
Sindbad le marin, O M Neumayer
Les orientations de l’atelier d’écriture, commission écriture idf


III L’écriture est une forme de la pensée
L’écriture est une forme de la pensée, Michel Ducom
Le mentir vrai
Suppose que tes yeux soient myrtilles, Jackie Saint Jean
Ecrire en science, Sylvie Nony Ducom
De la parole au concept, Bernard Jay
Des dessins de marge, Michel Ducom
Art Brut, GFEN 65
Ode à la joie, Pierre Colin
Le temps d’écrire, Pierre Colin

IV La théorie sera faite par tous ! Et non par un !
Etudier la langue, c’est étudier l’homme, Pierre Colin
Atelier, lieu de rupture pour le sujet écrivant, Josette Marty Minière
Ecrire dans les parages du texte, Michel Neumayer Odette Neumayer
Evaluer l’écriture, Dominique Grandière
De l’atelier d’écriture à l’écriture, Michel Lac
Les techniques, une solution à vos problèmes d’écriture, S Maillet
Le risque d’écrire, Alain Miossec
Ecrire l’écart, Odette Anna Toulet
De questions imprécises à réponses floues, Alain Miossec
Ecrire est un acte, Odette Anna Toulet


V Les chemins de l’Humanitude
Note pour hominisation, Alain Miossec
Un savoir en dérangement, Pierre Colin
De l’imaginaire et du rêve, Françoise Efel et Michel Ducom
Fablio-Vie, secteur poésie IdF

Conquérir le lire/écrire en classe verte, Colette Charlet
Rencontre avec un poète, Michel Lac
Ecriture et projet, Pierre Colin
Débat avec Michel Cosem
Mythécriture, réenchanter le monde, Pierre Colin
Mythes et transformation du monde, Pierre Colin
Le pouvoir de l’imaginaire
La fête du signifiant, Pierre Colin