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Cahiers de Poèmes n°74-75

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L’atelier d’écriture peut-il faire oeuvre ? 

Où en sont les recherches, les avancées, les fausses évidences, les questionnements du secteur écriture en 2016 ?
Ce numéro tente de donner à voir le cheminement d’un secteur en mutation.
L’atelier d’écriture donne encore du fil à retordre. Rarement entendues, les démarches de création irritent, voire fâchent. Est-il possible de les défendre quand on s’attache à développer le « n’importe quoi » qui nous anime, ou encore, la perte et le défi de la perte de repère.

L’atelier d’écriture ou le sujet à l’oeuvre
L’atelier a à voir avec le sujet. Là est un noeud, un enjeu qui génère tant de débats depuis tant d’années au sein du secteur.

L’imaginaire est-il un retournement d’iceberg ?
Que peut vouloir dire imaginaire. Ils sont nombreux, anciens du secteur, a avoir tenté des définitions. Que nous reste-t-il de ces questions ? Des mythes, à l’obscène du texte, de la mystique à l’imaginombre, que cherchons-nous que nous ayons tant de mal à saisir ?

L’atelier peut-il faire oeuvre ?
Toulouse, Bayonne, Melun, Besançon, Echirolles, Bordeaux… Les ateliers se déclinent. Ils restent vivants, intimement mêlés aux projets de création portés par des individus et des collectifs. L’atelier continue de mettre en mouvement ici et maintenant.

Dans ce Cahiers de Poèmes, des témoignages de poètes, d’écrivains, d’animateurs, d’enseignants impliqués dans le débat culturel, politique et éducatif de cette période troublée et troublante. Mais aussi des descriptif d’ateliers copieusement analysés, de quoi agir aujourd’hui et ici, sur tous les terrains où les pratiques de création ont leur mot à dire.

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Cahiers de Poèmes, la revue du secteur Poésie Ecriture

contre vents et marées édito mars 2016

Contre vents et marées !

Stéphanie Fouquet

Le monde conjugué au vent et à la force du vent transgresse.

Des chiffres de guerre nous retroussent les humeurs, réveillent nos chimères. Les chiffres s’incarnent et débordent de nos frontières. Nous croisons les réfugiés jusque sous nos fenêtres, et nous continuons pourtant à prendre le métro. Matin aidant, nous continuons notre chemin.

Comment entendre ce qui se joue devant nos yeux ?

Des hommes, jeunes, veulent refaire le monde, restent des nuits entières sur les places de nos villes. Ils interrogent la déviance du système.

Le monde est-il sublime ou dangereux ?

Tout militant, qui croit en la force de l’éducation cherche la place à prendre dans ce système. Méfions-nous ! Parfois, les doctrines trop ficelées peuvent nous confisquer le droit de penser le monde.

Qu’est ce que je vais pouvoir déverrouiller dans l’agir de mes élèves pour qu’ils s’autorisent à penser ? Comment puis-je construire avec ceux qui sont en posture de survie ?

Ca y est, les réfugiés arrivent dans nos classes. Oui, il va falloir leur apprendre le français. Mais, eux, que nous apprennent-ils de ce monde que notre silence cautionne. Jusqu’où cet enfant va-t-il déranger mes habitudes ? Ai-je vraiment envie de me laisser étonner par ce que je peux comprendre ? Intrusion de son monde dans mon monde. Intrusions de ses peurs dans mes peurs.

Cet enfant a pleuré un quart d’heure quand il a entendu le bruit de la règle en fer tombée sur le sol ! Devant lui, j’ai caché la règle tout au fond de l’armoire, mais je n’ai pas pu le consoler.

Faut-il attendre l’arrêt cardiaque ?

Comment voir juste un peu plus loin, derrière la fracasse de l’horizon ?

L’éducation Nouvelle commence parfois sur des rêves, sur une utopie de monde en marche.

Comment faire un pas de plus, un pas qui dégage la voûte plantaire, la voûte céleste étendue sous nos yeux ?

Comment faire que nos actes rejoignent nos espoirs ?

De l’exténuation à l’extinction, il n’y a qu’un pas. Le monde change, on le sait. Devant nous le vampire est peut-être possible. L’obscurantisme peut nous piétiner ou nous plaquer dos au mur. Nos croyances peuvent nous asphyxier.

Et pourtant, ils sont là, devant nous les hommes debouts et fiers, ils prennent le nord à la borne du ciel.

Il nous faut continuer l’aventure.

Il nous faut déplacer le déjà-là. Ramasser le vécu, et l’abstraire d’une manière suffisamment explicite pour qu’il puisse ancrer un savoir dans une dynamique émancipatrice .

Il nous faut tendre vers une forme d’objectivation toujours plus construite, il nous faut transformer notre rapport au savoir. Revisitons les démarches d’auto-socio-construction. Réactualisons-les avec la connaissance de notre public en évolution.

Mais ça ne suffit pas. La guerre que nous vivons, est avant tout une guerre des imaginaires. Des modes de croyance s’opposent. Ces croyances sont suffisamment folles parfois, pour emprisonner dans la destruction.

Donnons-nous les moyens de dénicher nos imaginaires, d’extraire de notre chair notre matière langagière. Provoquons des situations qui, par le travail de la langue, autorisent à ouvrir les champs d’actions, à agrandir les brassées pour ramener à soi le monde en mouvement. Pour que le déjà-là de nos mots prenne des élans de transformation en interrogeant la forme universelle de la métaphore et du mythe. Développons des pratiques de création.

Nous ne sommes pas seuls.

Bientôt nous aurons notre congrès. Il sera le lieu, pour que se vivent les transformations nécessaires à notre mouvement. Nous pourrons y débattre de nos différences et extirper de nos maux des réponses possibles à notre monde en mouvement.

Avril 2016

stage de libération transartistique

Le secteur écriture du GFEN a le plaisir de vous faire connaitre les activités de collectifs artistiques :lib2

 

 

du 5 au 7 mai 2016 :
Un stage transartistique où l’écriture, la musique se mêleront de l’improvisation.
Parce qu’il ne faut pas attendre pour se lancer.
Car l’art s’inscrit partout où il y a de l’inconnu.

Animé par, Olivier Hestin et Eric Baudet (musiciens), Méryl Marchetti (poète improvisateur) et le collectif ô débi (collectif artistique à géométrie variable).

Nous passerons d’ateliers en ateliers jusqu’à animer des soirées. Les scènes ouvertes nous obligeront à repenser nos écrits, nos musiques et pourquoi pas nos vies !!!

les ateliers proposés : musique, improvisation musicale, écriture, improvisation poétique orale…

jeudi 5 mai : Faut-il un maître d’oeuvre pour être libre ?
vendredi 6 mai : Faut-il transformer l’art pour changer le monde ?
samedi 7 mai : Faut-il vraiment répondre à toutes les questions ?

lieu : dans les locaux du Théâtre de la Mezzanine, lieu mythique de la région, La Serre, avenue Pierre-Gilles de Gennes 77127 Lieusaint.

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Prix du stage 

salaire Frais pédagogiques
RSA 20 €
<1200 60 €
1200-1800 90 €
>1800 120 €

+ 10 € d’adhésion à l’association ô débi (organisatrice du stage)

Horaires : 
9h-12h30 : Ateliers en parallèle
14h-17h : Ateliers en parallèle.
18h-19h : conférences actives sur le sujet de la journée.
21h : soirée (programme donné en début de stage)
début du stage le jeudi 5 mai à 14h.

Restauration possible sur place : 5 € le repas (cuisine maison)

Hébergement possible chez l’habitant : nous contacter

Pour vous inscrire veuillez remplir le bulletin et le renvoyer par la voie postale.

Date limite d’inscription : le 15 avril 2016 fouquetstephanie@gmail.com

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Atelier d’écriture « ToTEms à Saint-Esprit »
gratuit, exploratoire, ouvert à tous

enfants, adultes

A l’occasion de l’événement « Patrimoine Raconté » qui aura lieu au mois d’avril, des Totems vont être disposés à travers le quartier Saint-Esprit; sur ces supports seront imprimés des photographies de Sandrine Agosti Navarri ainsi que… LES TEXTES QUE VOUS ALLEZ ECRIRE A L’OCCASION DE CET ATELIER.

du tout-à-côté par delà les frontières / habitant au versant l’endroit / le recoin le 4ème la première rue /en haut derrière le bosquet/ la colline verte d’immeubles / un chat c’est toi / griffe le papier/ ça miaule…

LES POESIQUES

 

Les Poésiques sont des moments rares où chacun peut venir voir la poésie par le trou de l’oral.
Parce que l’improvisation se joue aussi des maux du monde.
Vous pourrez y partager vos textes, participer à une création collective en train de naître.

Dans la grande lignée des ateliers d’écriture du GFEN, cette soirée va naitre pour nous surprendre, et écrire encore, écrire ce qui nous reste à décaler dans nos oreilles…
Parce que les mots ne sont pas des notes.

Le chaudron nous ouvre ses portes, occasion rare d’exister à travers les défis de la poésie. Nos imaginaires vont casser les barrières de l’imposture et se chercher, par la magie de la scène, devant nos yeux, dans nos corps.

Venez et parlez-en autour de vous. Cette occasion unique est aussi un temps partagé de recherche artistique pour qui a but de montrer ce qui se crée au Mée sur Seine (si près de chez vous…)

C’est gratuit…
Ca ne coûte que le besoin de lire, le besoin de s’écrire, ou encore celui de partager un verre de l’amitié.

Le collectif Ô débi

POESIE ECRIRE CA BOUGE QUOI?

vendredi 18 décembre, de 14h 30 à 17h 30 à L’ATALANTE 7 rue Denis Etchevery, Bayonne

atelier d’écriture
POESIE
ECRIRE CA BOUGE QUOI?

Entre indocilités créatrices et caméra animale, l’acte d’écrire s’embusque là où nous l’attendons le moins : en ce moment même devant l’écran il te remue les doigts par dessus le clavier.
Le ciel ment : il n’y a pas un autre côté du ciel. Le miroir ment : il se brise parce qu’on ne peut le franchir. Mais à l’allongée de ton stylo, derrière la page, écrit symétriquement un second stylo qui se poursuit par une main, une épaule, et finalement un être entier qui se tient assis à ta place, de l’autre bord, avec ton visage.
Double? ou transformation du monde?

Nous allons ensemble, avec nos différences et nos contradictions, mener dans cet atelier une expérience de l’ordre de : CONCEVOIR DES REVOLUTIONS.